20.02.2012

DJANGO DJANGO : DJANGO DJANGO , deux fois valent mieux qu'une...

 

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Django une fois. Django deux fois. Aucun rapport avec Reinhardt, le tabac à rouler ou le chat de mon pote. Django Django. Un nom qui résonne au carré et qui secoue le Web. D'accord Lana Del Rey a une belle longueur d'avance au buzzomètre mais là on va causer sérieusement, on va oublier le collagène et les moues boudeuses, les montages vidéos et le rétro F.m.

 

 

 

Reprenons les choses au commencement. Les quatre écossais naturalisés londoniens pour la hype, sortent un single remarqué Storm en 2009 qui leur permettra de se retrouver à l'affichette de plusieurs festivals européens (Transmusicales, Latitude Festival, Hinterland Festival...). Aux côtés de Metronomy, Simian Mobile disco, Phoenix,  ils révisent leurs beats et testent leurs mélodies sur des cobayes aux goûts prononcés et ça fonctionne. La presse cite les Beach Boys (dès qu'il y a harmonies vocales c'est imparable mais foutrement débile), le Beta Band (soit vu que le leader n'est autre que le frère de John McLean, merci DODB pour la généalogie), MGMT (???), Hot Chip (pourquoi pas) et salive devant la sortie imminente de l'album. Trois ans plus tard paraît l'éponyme Django Django. Ces mecs n'ont pas vraiment le feu au cul et le mot urgence n'appartient pas à leur vocabulaire.

 

Après une Introduction sur laquelle Giorgio Moroder n'aurait pas cracher, les Django Django rentrent dans le vif du sujet avec Hail Bop, un Satisfaction électro, mélange d'harmonies blasées sur fond de Handclaps. L'art de souffler le chaud et le froid. Cyril Lignac nous avait prévenu c'est la tendance le chaud-froid. Mais y-a-il ce fameux côté croquant et cette putain de pointe d'acidité? J'ai lu quelque part que ce disque provoquait une irrépressible envie de danser, je vais te sortir vite fait de quoi te dégourdir les jambes et on en reparle. Passons. Default et son petit riff devient rapidement addictif, pour la gaudriole on rend un petit hommage à Scatman avec des Bo-tak-tak-dip-bo-dip- beu en plein milieu et on enchaine. Firewater est tout simplement une merveille, un néo-blues évident pour tailler la route en balançant mes disques de Fleet Foxes, Gomez, MGMT (non je les garde eux) par la fenêtre. Je commence à les aimer ces petits écossais. Waveform me donne illico l'envie de m'inscrire à la chorale du coin, d'appeler la moitié de mon répertoire pour jouer aux crescendo-decrescendo et de recommencer jusqu'à la tombée de la nuit avant que mes voisins ne déboulent pour nous demander de lever le pied. Et si on lève le pied c'est pour frapper le rythme sur Zumm Zumm.

 

 

 

Hands Of Man fait tomber la pression mais ne dépareille pas, ce petit folk bourré d'arpèges diffuse un charme entêtant et prépare la dernière ligne droite d'un album maîtrisé de bout en bout. Ces types n'ont pas eu tort de prendre leur temps. Le minimalisme assumé de Love Darts  lance Wor et la magie opère encore, Dick Dale vient jammer sur des sirènes du premier mercredi du mois, l'alerte est donné. 2012 appartient à Django Django. Tout a été dit sur Storm alors je la boucle. Life's a Beach cavale vers des contrées orientales et Skies Over Cairo pourrait bien faire tomber la neige dans le désert. Ces types sont foutrement malins tout de même. Silver Rays conclut l'affaire, Metronomy a peut-être trouvé à qui parler...

Django une fois. Django deux fois. Et comme deux fois valent mieux qu'une. Django Django.

 

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A lire sur Gonzaï et Des Oreilles dans Babylone.

Django Django/Django Django/(Because/2012)

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