18.02.2012

GONJASUFI : MU.ZZ.LE (Warp records/2012)

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GONJASUFI : THE BLAME
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Gonjasufi n'a pas perdu la main, il navigue toujours en eaux troubles, et si "MU.ZZ.LE" reste moins renversant que "A Sufi & A Killer " c'est qu'on a pris l'habitude. David Lynch  ne m'a jamais autant cassé la gueule après Eraserhead. Mais le culte du bizarre fonctionne toujours.

"A Sufi & A Killer" réalisait sur une longue durée la plupart de mes fantasmes musicaux. Gonjasufi mélangeait le western spaghetti avec le psychédélisme turc et américain (samples de Erkin Koray et Spirit), le punk madrilène et le funk sautillant (Las Grecas et Starpoint), le mysticisme indien et la soul d'Isaac Hayes entre autres. On aurait pu crever d'une crise de foi(e) mais l'homme nous servait le plus délicieux des repas. Tout ça je l'avais déjà écrit ICI.


GONJASUFI : RUBBERBAND
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"MU.ZZ.LE" par sa brieveté, vingt-cinq minutes à peine, s'apparente à un court métrage, un condensé de ce qui a fait de Gonjasufi un artiste aujourd'hui incontournable. En moins d'une demie-heure, l'homme réussit un tour de passe passe ahurissant en nous faisant gober un second album avec un seul titre. Déconcertant. Avec dix plages qui n'excèdent jamais les quatres minutes, le maître yogi nous balade une fois au coeur de sa psyché et réalise une catharsis express, un trip éveillé qui vous ferait certainement dire que les psychotropes sont définitivement anecdotiques.

 

GONJASUFI : FEEDIN' BIRDS
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Exit Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, Gonjasuffi raccourcit la durée et resserre son staff. En collaboration avec un autre illuminé de San Diego Psychopop à la production sur une poignée de titres, Gonjasufi bosse désormais en famille puisque son épouse et sa fille viennent lui prêter main forte sur "Feedin' Birds" et "Nikels & Dimes".  Tu peux oublier l'herbe et le LSD, la coke et le MDMA, Gonjasufi te fournit la meilleure des dopes. A consommer sans modération.


 

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Trackbacks

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Commentaires

oui, l'effet comparable avec Lynch me paraît également pertinent (en tout cas pour moi).

Ce qui est étonnant, c'est que cet album, "objectivement" moins bon que le premier me semble "subjectivement" plus adéquat à mon humeur : j'y cocoone, il entre facilement dans de nombreuses ambiances de ma journée, et j'aime l'écouter diversement et l'aimer de plus en plus.

jusque l'overdose ? Espérons que non.

PS : pour info, après avoir lu votre chronique pour préparer ma publication pour le CDB, je me suis permis de faire un lien (http://classementdesblogueurs.fr/WordPress3/2012/01/01/gonjasufi-muzzle/) depuis notre fiche album sur ce billet pour donner envie aux lecteurs du collaboratif Classement des blogueurs de découvrir cet album. Merci.

Et vous êtes bien évidemment tous bienvenus sur le Classement des blogueurs pour découvrir des albums, en proposer, et donner vos avis par des notes.

À bientôt.

Écrit par : Christophe aka Mario C | 06.03.2012

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Plus facile à l'écoute que le premier essai, l'album peut tourner trois fois d'affilée sans lasser. Merci pour le lien dans le CDB. A bientôt...

Écrit par : harry belane | 22.03.2012

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